Le 10ème comité mixte franco-hongrois de l'agriculture a confirmé les très bonnes relations entre les deux pays dans ce domaine.
Ci-dessous, la traduction du communiqué paru sur le site du ministère hongrois du développement rural.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Renforcement de la coopération franco-hongroise
Les principaux sujets abordés lors du 10e comité mixte franco-hongrois à Paris étaient les suivants : la réforme de la politique agricole commune et les possibilités de coopération bilatérale agricole.
Le groupe de travail a jugé « acceptable » le cadre budgétaire 2014-2020 de l'UE voté la semaine dernière. Toutefois, les deux parties ont souligné que les ressources disponibles pour l'agriculture ont diminué par rapport à la période précédente, de ce fait il est nécessaire de s'assurer que chaque centime d'euro parvienne aux agriculteurs. On a besoin d'une Politique agricole européenne dont la gestion est simple et qui ne mène pas à une augmentation des charges financières et administratives des agriculteurs.

Les participants de la réunion ont convenu qu'il est nécessaire d'assurer une transition appropriée vers le nouveau système en 2014, afin de maintenir jusqu'au début de la mise en œuvre de nouvelle PAC les possibilités de soutiens actuels, tels que les aides nationales transitoires ou les allocations séparées.
Les deux pays sont satisfaits du maintien des droits de plantation et s'efforcent de maintenir également le quota de sucre actuel jusqu'en 2020. Les deux parties ont également convenu qu'à l'occasion du verdissement, il faut éviter toute action qui pourrait augmenter la charge financière et administrative des agriculteurs et pour la mise en œuvre adéquate selon les spécificités régionales, une plus grande flexibilité devrait être accordée aux États membres. Conformément aux objectifs définis dans le CFP il est souhaitable d'éviter de retirer les terres arables de la production.
Les conditions climatiques actuelles, lié notamment à la sécheresse, montre qu'une importance particulière doit être accordée à l'accroissement de l'efficacité de l'irrigation. Selon les positions de la Hongrie, pour atteindre les objectifs européens de protection du climat et de l'environnement, il est nécessaire que toutes les forêts, y compris les forêts domaniales, reçoivent des subventions pour le développement des forêts.
Le Fonds international Leader permet d'obtenir une coopération plus innovante entre les groupes d'action locale (GAL) des deux pays.
Le nouveau programme écologique français est un bel exemple du renforcement de l'agriculture biologique qui est très importante du point vue de la protection de l'environnement agricole et du développement durable.
Les partenaires français ont confirmé qu'ils sont prêts à partager leur expérience dans le domaine de l'agriculture biologique, de la production végétale, de la production de fromage artisanale, du tourisme rural, des produits locaux, des marchés locaux, du commerce et de la vente directe, de l'utilisation de la bioénergie, de la viticulture, et également de la protection de l'origine géographique. La coopération entre les deux pays a toujours été importante dans le domaine de l'éducation agricole, de l'enseignement supérieur et de la recherche agricole. L'adhésion de la Hongrie à la convention du GCRAI à Montpellier, devrait ouvrir de nouvelles perspectives dans l'avenir.
Le Co-président hongrois du groupe de travail était le Secrétaire d'Etat adjoint pour le Développement rural, M. Lajos Busi. La partie française a été représentée par le Directeur général de la politique agricole, de l'agroalimentaire et du secteur rural, M. Eric Allain.