Compte-rendu de mission: Oradea – 27 septembre 2012 " Conférence internationale sur la coopération transfrontalière : les outils pour une nouvelle dynamique"
Compte-rendu de mission: Oradea – 27 septembre 2012
" Conférence internationale sur la coopération transfrontalière : les outils pour une nouvelle dynamique"

Contexte et participation
Avec le soutien du ministère des affaires étrangères du Gouvernement français, de la Datar, des ambassades de France de Budapest et Bucarest, et avec le concours d’Initiatives France-Hongrie (INFH), principal organisateur de la manifestation, de la Mission opérationnelle Transfrontalière (MOT) à Paris et du Central European Service for Cross-border (Initiatives (CESCI) basé à Budapest, a été organisée le jeudi 27 septembre 2012 à Oradea (Roumanie) une conférence internationale portant sur les outils pour une nouvelle dynamique de la coopération transfrontalière.
Les participants appartenaient essentiellement aux trois Etats impliqués dans la manifestation, afin de donner corps à un processus déjà engagé antérieurement d’échange d’expériences notamment entre la France et la Hongrie (partenariat MOT – CESCI), puis, dans le contexte frontalier local, avec les autorités situées en Hongrie et en Roumanie impliquées dans des coopérations transfrontalières de proximité.
La conférence a par ailleurs bénéficié de la présence de représentants des ambassades de France en Hongrie et en Roumanie ainsi que celle de l’Institut français de Budapest.

Objectif, déroulement et contenu
Le principal objectif de la conférence portait sur une confrontation entre partenaires hongrois, roumains et français des approches concernant les outils de mise en œuvre des projets de coopération transfrontalière, plus particulièrement dans le cadre de la politique de cohésion de l’Union européenne, notamment au travers de l’objectif 2007-2013 de coopération territoriale.
Il s’agissait encore plus précisément d’étudier les conditions dans lesquelles l’outil du Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT) créé en 2006 par l’Union européenne pour accompagner la mise en œuvre de cette politique était utilisé et développé par les partenaires en présence.

Un premier temps fort
L’un des premiers moments forts de cette rencontre a eu lieu la veille au soir, mercredi 26 septembre, où les hôtes roumains, les participants hongrois et les intervenants français sollicités (MOT et conseils régionaux de Lorraine et de Champagne-Ardenne), ont pu échanger de manière très générale et libre sur les contextes politiques des uns et des autres et sur les pratiques et expériences respectives de la coopération internationale et transfrontalière. L’écoute mutuelle, de grande intensité, s’est doublée d’un véritable intérêt pour les informations fournies quant aux évolutions récentes au plan électoral et gouvernemental dans les trois pays. Les informations de première main recueillies par les participants français de la part de leurs collègues hongrois et roumains ont conforté l’idée que le dialogue direct permet en réalité de relativiser et corriger la lecture habituellement sommaire des évènements ou situations, tel que la plupart des médias français, hors presse écrite, les relatent ou les analysent.
Une forte attente s’est enfin exprimée du côté de ces interlocuteurs en ce qui concerne l’entrée de leurs pays dans l’Espace Schengen.


Sans qu’il soit possible ici ni même nécessaire de rentrer dans les détails techniques de chacun des cas ayant pu illustrer la coopération transfrontalière concrète entre la Hongrie et la Roumanie ou les dispositifs mis en œuvre en France, on relèvera qu’ont été présentés :
- le programme transfrontalier de coopération territoriale 2007-2013 Hongrie-Roumanie d’un montant de FEDER de 224 millions d’euros, pour soutenir le développement intégré de la région transfrontalière et renforcer la coopération économique et sociale, programme coordonné par un comité mixte auquel participent directement les autorités centrales des deux Etats, Budapest exerçant la fonction d’autorité de gestion ainsi que de suivi et de contrôle des fonds ; à ce comité pourrait succéder un GECT pour la prochaine période, pour peu que la législation des deux pays soit adaptée de manière convergente ;
- le rôle du ministère de l’administration publique et de la justice de Hongrie, qui a pour tâche d’aider à surmonter les obstacles à la mise en œuvre des politiques européennes en Hongrie en faisant évoluer la législation ; une illustration d’une certaine efficacité en ce sens repose sur l’existence de 11 GECT sur les frontières hongroises (dont plusieurs avec la Slovaquie) parmi les 33 que l’on peut aujourd’hui dénombrer dans toute l’Union ; une base de données commune à la Hongrie et à la Roumanie est à l’étude pour aider les acteurs des deux pays à se familiariser avec les démarches de création d’un GECT ; les dirigeants des GECT des pays frontaliers, Autriche, Hongrie, Slovaquie, Roumanie, se concertent régulièrement sur les questions qui les concernent ;
- les missions et les projets portés par la MOT et le CESCI comme dispositifs professionnalisés de conseil, d’appui, d’assistance à la coopération transfrontalière en France et en Hongrie, entre lesquels des liens étroits se sont tissés depuis quelques années et se sont formalisées dans la Plate-forme de Budapest que rejoindra bientôt la Finlande ;

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